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Mosquée de Nantes-nord : ce qui s'est vraiment passé
Nantes, le 25 novembre 2007

Depuis plusieurs semaines les journaux locaux (et à un degré moindre la presse nationale) se sont émus de ce que le chantier de la nouvelle (troisième) mosquée de Nantes-nord a été la cible de dégradations volontaires. Ils ont cru y voir la main du Front national et ont tout fait pour accréditer cette thèse. Ravis de l'aubaine, les responsables du projet n'ont pas hésité à se victimiser outrancièrement. A qui profite le crime ? A ceux qui voulaient de la mosquée !

1 - Rappel des faits :

     - Fin 2005 : le FN 44 annonce qu'il s'opposera à l'édification d'une troisième mosquée à Nantes-nord, celle-ci ayant été acceptée en conseil municipal à l'unanimité moins deux abstentions (à noter que la "droite" dans son ensemble, y compris l'élue villiériste, a voté... pour !).

     - Début 2006 : le FN 44 lance une campagne de sensibilisation de la population, notamment par la diffusion de tracts et d'une pétition dans le quartier. Bon succès.

     - Septembre 2007 : le chantier de la mosquée est pris pour cible pour la première fois. Des photocopies de la "une" du fameux numéro de Charlie-Hebdo sur les caricatures de Mahomet sont placardées. Plus grave, la baraque de chantier est la cible d'un incendie volontaire. La police ouvre une enquête.

     - 3 novembre 2007 : dans la nuit, quatre échafaudages sont mis à terre et des autocollants du FNJ sont collés sur le chantier. Plus tard, quatre jeunes seront mis en examen et - semble-t-il - avoueront les faits. En l'état actuel de l'enquête, il semble que les quatre, à la suite d'un repas bien arrosé ont voulu montrer leur opposition au projet. Il ne sont pas membres du FN et n'ont d'autre lien avec le Front que de s'être procuré des autocollants par correspondance.

     - 10 novembre 2007 : dans la nuit, de nouvelles dégradations sont commises sur le chantier sans que celles-ci puissent être reliées aux quatre jeunes précités malgré, là encore, la présence d'autocollants du FN.

2 - La position du Front national :

     - Le Front national a condamné ces actes illégaux, stupides et contre-productifs. Il a toujours inscrit son action dans un cadre strictement légal et uniquement politique. Il n'a jamais dit ou laissé penser à ses militants que l'activisme était un moyen valide de faire entendre nos idées. Il ne saurait porter la moindre responsabilité morale dans ce genre d'actes. De plus, en l'espèce, les quatre jeunes arrêtés pour la deuxième série de dégradations, la moins grave, ne sont pas membres du FN.

     - Sur le fond, le FN reste un opposant résolu à tous les projets de mosquées. Il faut savoir que les mosquées ne sont en rien des "églises pour musulmans", qu'elles sont avant tout un lieu de regroupement de la communauté, une sorte d'agora. Par ailleurs, nous croyons (et nous ne sommes pas seuls) que la France se doit d'appliquer un principe d'islamo-précaution. Enfin, pour la mosquée de Nantes-nord, il nous a semblé scandaleux que la mairie PS mette à disposition de l'association qui gèrera la mosquée, par bail amphythéotique de 99 ans, un terrain de 1600 m2 pour la somme ridicule de 325 euros par mois, ce qui est à l'évidence attentatoire au principe de laïcité et à l'esprit de la loi de 1905.

3 - Ce qu'il faut savoir sur les promotteurs du projet de mosquée Arrhama :

Le maître d'oeuvre du projet de mosquée Arrhama est l'association culturelle musulmane de Nantes-nord.
Cette association communautaire créée en 1992 est membre de la sulfureuse UOIF (Union des organisations islamiques de France, dont la politologue de gauche Fiametta Venner a estimé qu’elle "est porteuse d’une radicalité politique, l’intégrisme, et en cela elle est dangereuse").
Elle est aussi adhérente d’une série d’associations gadget comme le COPEC (Commission pour l’égalité des chances et la citoyenneté, bidule pour la promotion de l’immigration). L’association s’est illustrée en signant en 2004 un appel au boycott des produits israéliens, attitude très critiquable résultant selon certains de réflexes antisémites et qui illustre les ambiguïtés de l’association "culturelle".
Il est à signaler qu’elle émarge au nombre des associations soutenues financièrement par la mairie, ce qui explique sans doute pourquoi elle semble avoir une telle orientation politique.

On le voit, faire de l'association l'innocente victime d'un racisme latent est pour le moins exagéré. Elle peut porter en elle suffisamment de parts d'ombre pour que certains se croient autorisés à s'en prendre à elle, même si c'est éminemment condamnable.

4 - Conclusion :

L'enquête est toujours en cours. Seule une série de dégradations, les moins graves, relevant plus de l'infraction au droit commun qu'à l'intention raciste de stopper le projet, a été élucidée.
Le Front national, quant à lui et malgré les tentatives de victimisation de certains, continuera ses actions politiques pour alerter nos concitoyens sur les risques qu'il y a à laisser s'implanter durablement une religion aussi largement soumise à caution, et ce sans préjudice de l'estime qu'il porte ses croyants.

Documents utiles :
Pourquoi une mosquée est inutile
Le principe d'Islamo-précaution